Un boardshop – partie 1

Voici une série d’articles sur les boardshops, nos boutiques spécialisées dans le domaine du snowboard. Vous connaîtrez les secrets du avant ainsi que les hauts et les bas du pendant d’avoir son propre shop. Je vous laisse entre les mains de notre amis français et manager expérimenté de boutique ; Cristophe.

OUVRIR UN BOARDSHOP
PARTIE 1
L’IDÉE DE DÉPART ET LE CÔTÉ LÉGAL

Ouvrir et posséder son propre boardshop, beaucoup d’entre nous en ont rêvé, en rêvent et en rêveront encore, mais attention, ce projet si fascinant peut s’avérer être un véritable parcours du combattant. Il faut donc se lancer avec un minimum de connaissance, de préparation et surtout de réflexion.

Pour certains, ouvrir un boardshop va s’imposer comme un suite logique à une passion dévorante, celle du snowboard : faire partie de cette grande industrie, apporter sa pierre à l’édifice, être un maillon de la chaîne, bref être un élément important de la dynamique du snowboard.

Pour d’autres, ce sera une reconversion. On retrouve souvent aux commandes des meilleures shop, d’anciens ou d’actuels rider pro ou amateur. Ils apportent leur notoriété, leurs connaissances et surtout une grande crédibilité, du fait de leur expérience personnelle et de leur passion pour le snowboard.

Enfin, il reste une dernière catégorie qui n’est pas négligeable. En effet, le snowboard est depuis quelques années un véritable phénomène, un sport à part entière avec des athlètes reconnus et adulés mondialement, et non pas une simple mode passagère parmi tant d’autres comme certains l’avait annoncée. Du coup, de grands magasins de sport et autres franchises « grand public » profitent de la bonne santé de ce marché. Ils vendent du matériel, des accessoires, fabriquent leurs propres marques, communiquent et jouent la carte snowboard à « fond », malheureusement, en règle générale, le personnel n’est pas toujours à la hauteur, ne pratiquant parfois même pas le snowboard, donnant à cette industrie une mauvaise image : c’est un peu le côté obscur du snowboard. Cependant, ces magasins, du fait de leur notoriété, leur emplacement, leurs prix abordables (le matériel étant souvent de qualité moins avancé) vont permettre à un plus grand nombre de débuter, progresser, se passionner, entraînant par la suite, cette clientèle vers les magasins spécialisés où ils trouveront du matériel de meilleure qualité, des commerçants passionnés, connaisseurs et à l’écoute de leurs attentes.

LES ÉTAPES : voici les étapes importantes pour arriver à vos fins.

1) L’IDÉE : rêver d’ouvrir un shop et être passionné de snowboard ne suffit pas à concrétiser votre projet. Il faut peser le pour et le contre, évaluer les risques personnels et financiers, être cohérent entre votre projet professionnel et vos attentes personnelles, et surtout avoir un moral et une motivation d’acier pour se lancer.

2) L’ÉTUDE DE MARCHÉ : une fois la décision prise, il faut réaliser une étude de marché concernant le secteur dans lequel vous vous lancez. L’étude de marché va vous permettre de mieux connaître les grandes tendances et les acteurs de votre marché, connaître les acheteurs et consommateurs, la concurrence, réunir des informations concernant le budget prévisionnel et le chiffre d’affaires…afin de faire les meilleurs choix commerciaux pour votre future entreprise.

3) LES PRÉVISIONS FINANCIÈRES : c’est la partie délicate de la création d’une entreprise. Il faut évaluer les capitaux nécessaires , la rentabilité , faire un plan de trésorerie et de financement, chiffrer le montant personnel, et solliciter les banques pour avoir un capital de départ. C’est généralement à ce moment précis que l’on se rend compte de la difficulté d’ouvrir son magasin, et qu’il faut bien plus que des connaissances « snowboardistiques ». Il vous faudra acquérir un minimum de connaissances en comptabilité et gestion, pour pouvoir débuter sereinement et surtout ne pas commettre des erreurs pouvant être fatales à la réussite du projet.

4) LES STATUTS JURIDIQUES : il existe plusieurs statut pour une entreprise : cela dépend de votre capital de départ, si vous êtes seul ou plusieurs associés, et l’orientation de l’entreprise. Il a pour but de donner à l’entreprise une « raison sociale », la domicilier dans un local adapté appelé le « siège social », lui apporter un minimum d’argent et/ou de biens à ses premieres dépenses, constitué le « capital social », désigner la ou les personnes chargé(es) de l’administrer au quotidien, consigner les règles et les statuts dans un contrat et ainsi veiller à ce que personne ne l’utilise à des fins personnelles. Les statuts les plus utilisés sont : entreprise individuelle, société en nom collectif, société en commandite.

5) L’ENREGISTREMENT : il faut ensuite déclarer votre activité et demander votre immatriculation. Cette dernière vise à rendre public son existence et les informations essentielles la concernant. Elle se fait auprès du registraire des entreprises qui attribue aux entrepreneurs concernés un « numero d’entreprise du Québec » communément appellé le N.E.Q.

6) LE LOCAL : le choix de l’emplacement est primordial. Il faut qu’il soit parfaitement adapter car c’est l’image de l’entreprise. L’emplacement doit être le plus visible possible, dans des quartiers commerçants avec beaucoup de passage et proche de la clientèle. Il doit y avoir dans l’environnement de ce quartier suffisamment de personnes qui y vivent, passent ou viennent obligatoirement chaque jour et sont susceptibles de vouloir et pouvoir acheter.

Lisez la suite de cette série d’article, la Partie 2, dans quelques jours sur SBQ!

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