| Entrevues / Interviews : Animateurs de compétitions
5 mars 2008
Texte © PolarMedia.ca
Nos animateurs-microphones-entertainers-monkeys
!
Sur la scène du snowboard québécois,
nous pouvons nous compter chanceux d'avoir droits à
autant d'événements relié de près
ou de loin à notre tant favori sport/hobby/lifestyle,
le snowboard. Tous ces nombreux événements et
compétitions ne tiennent pas debout d'eux même.
Ça commence avec une bonne idée, des dessins,
des recherches de commanditaires et de bourses, la préparation
du terrain, la publicité, l'organisation sur et hors
terrain... Un événement c'est complexe. Une
fois sur les lieux comme participants ou comme visiteurs,
si l'organisation mettait de la musique et c'est tout, ça
deviendrai lassant assez vite et la foule se dissiperai...
Heureusement, il y à des p'tits gars de chez nous qui
ont opté pour prendre un micro dans leur main et d'y
laisser sortir tout pleins de choses par là, drôles
ou sérieuses, mais choses certaine, ça nous
anime !
SnowboardQuebec.com
à décider vous offrir un survol sur non pas
un animateur en particulier, mais bien les 4 plus actifs ces
dernières années. Leur réponses, sérieuses
ou non, ont étées gardées intactes tel
qu'ils l'ont écrit ;-)
Lui aussi dans l'interview, Patrick Bernier n'a pu
répondre étant donné que ce temps de
l'année l'occupe à son maximum avec son événement
printanier annuel.
Nos animateurs interviewés sont
CM : Charles Mercier, 30 ans, natif
de St-Hilaire et réside présentement à
Québec.
ND : Nicolas Dompierre, 21 ans,
natif de St-Alphonse et y réside toujours.
OJ : Olivier Jolicoeur (aka Charley
Microphone Monkey), majeur, natif de Ste-Dorothé à
Laval et réside présentement à St-Sauveur.
PJ : Philippe Joyal, 29 ans, natif
de Montréal et y réside toujours.
La questions crucial ; Fais-tu du snowboard et depuis
quand ?
CM : Je fais du snow depuis 95
ND : Ça doit faire... 14 ans
OJ : Depuis l’hiver de 1989.
PJ : Oui, probablement avant la personne qui lira cette entrevue,
c'est-à-dire depuis '89.
Bientôt 20 Ans! Damn.
As-tu ben des chums qui font du snow ?
CM : Beaucoup de vieux de la vielle de la scène.
ND : Plutôt, as-tu des amis qui n'en font pas? haha
ouais mon entourage est assez familier avec les pentes.
OJ : Oui. Mais aussi beaucoup qui n’en font pas. C’est
bien d’avoir d’autre intérêts que
juste le snow you know.
PJ : Plus que d'amis qui font du ski :-)
As-tu toi-même déjà participé
à des compétitions sur un snowboard ?
CM : Non je viens du milieu des compétitions de vélo
de montagne pas mal plus.
ND : 1 ou 2 pour le fun, il y a très longtemps, haha.
OJ : Oui. Disons que l’animateur que je suis aujourd’hui
aurait ‘’batté’’ solide le
compétiteur que j’étais à l’époque.
Big ups à ceux que je ‘’blast’’
au micro mais qui s’amusent quand même, même
si je suis pas toujours très gentil. Mad props if you’ll
never have the skills but if you know you got the heart.
PJ : Pendant plusieurs années, un peu partout au Canada
et même jusqu'en Finlande, pour les Championnats Junior
du Monde.
Depuis combien de temps animes-tu des événements
?
CM : Je fais de l’animation depuis plus de huit ans.
ND : Environ 6 ans que j'en anime fréquemment.
OJ : Depuis 9 ans.
PJ : Environs 6-7 ans...
Comment as tu commencé l'animation ?
CM : De fil en aiguille je me suis retrouvé avec un
micro dans les mains lorsque l’animateur devait prendre
un break de voix. Je fessais plus de l’animation de
gala dans les débuts.
ND : L'animateur engagé pour une compé de skate
au Planitron (ancien skateparc de Joliette, il y a 10ans)
ne s'est jamais présenté et j'ai volé
le micro. J'ai du bien m'époumoner faut croire si j'en
anime encore
OJ : Station de radio étudiante à l’école
en secondaire 5.
PJ : Les premières fois étaient pour les Eq
Jam Nights à Avila je crois. C'était à
tous les mercredis. On avait beaucoup de fun. Puis à
travers ma compagnie de productions d'événements,
qui a vu le jour il y a 5 ans, les budgets étaient
minces pour engager des pros du mic et quelqu'un devait faire
le sale boulot !
Animes tu juste l'hiver ou aussi les autres saisons
(autres sports) ?
CM : Je fais de tout, dans toutes les disciplines.
ND : Un peu de skate l'été, des fois dans des
bars quand il s'agit de party liés au snow ou au skate
seulement.
OJ : Surtout l’hiver.
PJ : J'aime animer tout ce qui touche aux board sports et
tous sports d'action. Dans notre beau pays, les 4 saisons
nous donnent beaucoup de diversités, alors c'est tout
au long de l'année que ça se passe pour moi.
(si oui) Nommes moi tout les sports que tu animes
?
CM : Vélo de montagne, Skateboard, Plein air, ski et
motocross
ND : Skate
OJ : La Coupe du monde de pétanque, le bingo full contact
dans les maisons de retraite, le championnat féminin
inter-municipal de lutte topless dans le jello. Etc. Etc.
PJ : Snow, ski, wake, skate, motoX, ... Les bikinis contests
comptent-ils pour un sport?
Animes tu des événements qui ne contiennent
pas de sports ?
CM : Oui, des galas, première de film, un jour des
mariages pour faire comme the weeding crashers.
ND : Soirées.
OJ : Des fois. Mais de moins en moins.
PJ : Oui, mais plus rarement. J'essaie de m'en tenir à
mes passions.
Parfois par contre, ça fait du bien de faire autre
chose: Coors Light Maxim Golf, Manoir Mystère, partys
divers...
As tu déjà animé pour la télévision
? Si non, est-ce envisagé ?
CM : J’ai plusieurs entrevue à mon actif
mais pas de show à moi. C’est sur que le concept
est pas mal intéressant. Qui sait peut être un
jour faire la relève de Bob Parker at the Price is
Right.
ND : J'ai participé à plusieurs pilotes pour
la télévision, j'anime une émission à
propos du snow sur 33mag.tv
OJ : Oui.
PJ : J'ai fais quelques saisons sur RDS de H2Snow / H2O,
et aussi des émissions spécialisées comme
le Wakeast (wakeboard) et le Billabong Junior Pro (snowboard).
Également quelques collaborations sur Musique Plus
avec la gang de SPAM ou Plus Sur Commande. J'ai aussi participé
à une série sur VRAK TV qui a été
une grande aventure et une énorme expérience.
Animes tu plus dans ta région ou tu t'étend
dans la province ou même ailleurs ?
CM : Je travail pas mal plus dans ma région, avec l’horaire
de travail que j’ai. Par contre je suis ouvert aux opportunités.
ND : Essentiellement dans ma région mais il m'arrive
d'étendre cette dernière un brin.
OJ : Souvent je fais même ça sur une autre planète
le gros… Haha.
PJ : Majoritairement un peu partout au Qc, mais de plus en
plus en anglais/français dans nos provinces voisines,
puis une fois à Whistler pour les Championnats du Monde
de snowboard. C'était vraiment tout une chance!
Quel sont les événements que tu as
déjà animé ou animera prochainement ?
CM : BUDLIGHT Rumble, 24heures du Mont, Vidéofest,
Skateboard Shoe Démo Tour, Dx Tour, Biker X, Powerade
4Cross MSA.
ND : Tous les événements Atlas, le Metal Breakdown,
le Redbull Playoffs, Croisière Surf66, et autres trucs
du genre.
OJ : Prochainement: Snowboard Jamboree à QC. Spin à
Tremblant.
PJ : Si on y va avec ceux qui m'ont le plus marqué,
ce sont les Coors Light Trauma Tour, Maxim Golf et Manoir
Mystère, puis les Championnats du Monde à Whistler
et Wakestock en Ontario. Pour ce qui s'en vient, le Red Bull
Crystal à Tremblant, la Coupe du Monde de snowboard
à Stoneham et le Telus Spin de Tremblant (Urban Jib
et Big Air).
Où anime tu le plus régulièrement
dans une année ?
CM : Mont-Sainte-Anne, Québec et Stoneham.
ND : Ma deuxième maison, à Val-St-Côme.
OJ : T’es peut-être mieux de demander cette question
là à ma blonde le gros… Hehehe.
PJ : Vraiment rien de fixe, mais je pourrais dire dans la
plupart des événements de Tremblant. Sinon,
l'automne, à travers la tournée de snowboard
du Coors Light SMF et pour le printemps/été,
le Coors Light WAKE DANS' RUE. Le tout à gauche et
à droite dans la province.
Crois-tu animer encore plusieurs années ?
CM : Je le désire fortement, c’est toujours de
belle expérience en animation.
ND : Autant que l'on voudra de moi.
OJ : Non. Un animateur, c’est comme un yogourt, y’a
une date d’expiration dessus… Après un
boute y goûte pu bon… Haha.
PJ : Jusqu'à temps que j'en aille plein mon casse.
Jusqu'ici, je m'amuse encore pas mal!
Nomme un point négatif dans ce métier
?
CM : Tu ne peux pas te laisser aller le samedi soir avec les
boys si tu animes le lendemain.
ND : Hiver + immobilité = froid.
OJ : Être pogné à parler dans un mic toute
la journée quand y vient de domper 30 cm de fresh.
Çà ça suce.
PJ : Travailler dehors quand il fait -1000° , sans bouger,
les pieds qui te gèlent, tu sens plus tes doigts et
ta bouche est engourdie. Pas cool.
...Et ce que tu aime le plus ?
CM : De transmettre un moment à l’auditoire, les
rencontres et les filles
ND : Le fait de m'impliquer dans des événements,
ce qui aide selon moi à faire progresser le sport.
OJ : Sans avoir l’air d’un vieux pédo,
j’te dirais que c’est le smile sur le visage des
juniors quand y savent que té là pour eux. Best
gratitude ever mango!
PJ : Annoncer un bon show (du bon riding) au soleil sur la
montagne au printemps.
Quand le show est bon, je sens pas que je travaille!
Nommes moi un événement que tu n'animerai
jamais en ton nom ?
CM : Un bingo.
ND : Party au 281?
OJ : Je sais pas… la luge olympique en duo?
PJ : Y'en a pas. Faut s'assumer.
Dois t-on connaître à la perfection
toutes les manoeuvres possibles que les riders peuvent faire
? Si oui, comment te prend tu pour rester au niveau des athlète
?
CM : Si oui, comment te prend tu pour rester au niveau des
athlète ? Sans dire à la perfection, une base
est vraiment obligatoire. Avoir un souffleur de trick proche
de toi aide toujours et aide à être multi tâche
avec toutes les annonces à faire.
ND : J'essaie de toutes les connaître en effet, du moins
le plus possible, même si des fois il arrive de s'enfarger
dans sa langue. C'est en parlant ou en ridant avec les athlètes
qu'on découvre les manoeuvres qui s'en viennent.
OJ : Le plus possible oui. Faut que tu ailles rider dans le
parc assez souvent pour savoir ce qui se passe. Les films
ça aide beaucoup aussi. Mettons que les pitons de mes
télécommandes ont eu la vie dure à force
de ‘’rewinder’’ et de ‘’pauser’’
les parts.
PJ : Non. Pas du tout. On doit par contre savoir reconnaître,
mesurer et comparer leurs difficultés. Être capable
de comprendre et d'expliquer ce qui s'est passé afin
que tous suivent le déroulement. Un bon truc est de
suivre les derniers vidéos et les événements
d'envergure comme les X Games. On annoncent pour la masse,
pas pour les 40 riders. En rentrant dans le trop technique,
on perd et mêle les spectateurs. Et c'est eux qu'on
veut garder et divertir. Le but est de rendre le tout excitant
dans la simplicité.
Es-tu un dépendant des vidéos et des
magazines ?
CM : C’est la base.
ND : Oui très! Ayant travailler sur plusieurs films
c'est certains que j'aime voir l'évolution de ce média,
et même chose pour la photo, étant aussi photographe
j'aime bien voir ce que mes collègues font!
OJ : Oui. Vidéo fo’sho. Magazines aussi. J’écris
d’ailleurs des articles pour la revue Snowboard Canada
(SBC).
PJ : Pas le choix. Les vidéos nous font suivre l'évolution,
et les mags, la politique et les dernières nouvelles.
T'arrive t-il parfois d'être en désaccord
avec les juges, qui parfois sont assis près de toi
?
CM : Je fais ma job et eut la leur. Bien que tu donne leurs
résultats il faut être neutre à mon avis.
ND : Parfois, mais ce n'est pas mon travail donc je ne m'en
mêle pas. Chacun à son propre opinion, il m'arrive
aussi d'être en désaccord avec les arbitres au
hockey.
OJ : Souvent. Des fois ça fini au bar à coup
de tapes sur la gueules. Haha.
PJ : Non. Ils se trompent rarement . Leur travail est d'évaluer
les trucs et de les comparer. C'est vraiment un travail important
et l'équipe des juges est habituellement accompagnée
d'un juge en chef qui re-vérifie les résultats
pour assurer qu'il ne se glisse pas une note erronée.
Mais les erreurs sont toujours possibles.
Est-ce que cette emploi t'a ouvert des portes dans
l'industrie ?
CM : C’est sur mais il reste encore plein de porte à
découvrir
ND : Oui, si on veut.
OJ : Non.
PJ : C'est certain que ce type de travail apporte certains
avantages. On peut voyager et ainsi se créer une liste
de contacts importante qui pourront nous faire avancer dans
nos rêves et projets.
Étant jeunes, étais-tu le gros parleur
de ta gang, ou celui qui montait sur les tables dans les partys
pour s'écrier haut et fort... ou complètement
le contraire ?
CM : La grande gueule de la gang et le joueur de mauvais tour
ND : J'ai toujours eu une grande boîte, j'ai d'ailleurs
écopé à quelques reprises :)
OJ : Faudrait que j’te montre l’album photo dude.
Tu croirais même pas à ça mon gars…
C’était pas chic-chic. Haha.
PJ : Pas tant (certains diront le contraire :-) Mais j'aimais
faire passer mes opinions et me démarquer. Ça
pas vraiment changé. Annoncer vient seulement de mon
background de rider, de la passion pour les sports d'action.
Explique nous comment se déroule une soirée
d'animation dans ton cas ?
CM : Commence par des animations de présentation de
la journée avec les diverses activités et ensuite
les commanditaires. J’explique les formats, les invités,
bourse et de retour sur les commanditaires.
ND : -
OJ : J’arrive. Je plogue mon iPod dans les speakers.
Ensuite, je m’installe, je call, je casse et je couronne.
PJ : Un 40 onces, 2-3 Red Bull et j'suis bon pour une bonne
heure d'animation.
Sérieusement, je vois ça comme un spectateur
qui s'en va assister à un événement,
sauf qu'on entend ce qu'il en pense tout au long de la compétition.
...Et lors des longs contrats tel les grosses journées
ou plusieurs jours ?
CM : Pas mal identique avec encore plus d’annonce des
commanditaires
ND : J'essaie de ne pas trop me péter la face la vielle
question d'avoir la gorge en forme, j'arrive assez tôt
pour jaser avec les riders et identifier un peu qui est habillé
comment etc. Animation toute la journée bla bla bla
et retour au bar bien mérité en fin de journée
OJ : J’ai souvent recours à l’aide de mon
co-animateur, le Capitaine Morgan, pour me donner du courage.
PJ : Dans ce cas là, on fait partie de l'équipe
de production et on est donc responsable non seulement d'une
compétition mais du vibe du weekend par exemple.
As tu fait des études, si oui lesquels ?
CM : Démarrage d’entreprise et communication
marketing
ND : Dec en communications graphiques et autres certifications
reliées (mais rien en rapport à l'animation)
OJ : J’ai un baccalauréat en administration à
l’UQAM. Ça me sers beaucoup pour calculer le
nombre de spins pendant les contests.
PJ : J'ai un cour spécialisé en journalisme
télévisé à l'école Promédia.
Est-ce que ça demande des études ou
tout le monde peux le faire s'il sont doué pour ça
?
CM : Des contacts et de l’opportunisme.
ND : Tout le monde peux le faire, il suffit seulement de ne
pas être gêné, ce sont les premières
interventions les plus difficiles mais ça passe avec
le temps.
OJ : Talent naturel mon gars. You either got it or you don’t.
PJ : Il y a des trucs mais je crois que la meilleur école
est la pratique, sur le terrain. On doit avoir un peu de confiance,
savoir s'exprimer un minimum et connaître de quoi on
parle.
Si une personne sur notre site serait intéressé,
comment il devrais s'y prendre pour commencer ?
CM : A offrir ses service bénévolement et de
fil en aiguille commencer à charger quand son CV comptera
plus de 5 événements
ND : Avoir des amis qui organise des événements
est la clé
OJ : Il faut penser avant de parler.
PJ : De mon côté, j'ai commencé en annonçant
mes propres événements, alors personne n'a eu
à m'engager. J'ai acquis de l'expérience par
défaut.
Est-ce que ce métier pourrais devenir ton
métier temps plein un jours ?
CM : Je ne crois pas a moi de faire de la radio ou de la TV.
ND : Peut-être, pourquoi pas. Ça serait une belle
retraite prématurée, puisque j'y prends grandement
plaisir.
OJ : Je ne crois pas non. Même que je trouve souvent
que j’en anime trop et que le monde est peut-être
tanné de m’entendre parler pendant les compettes.
J’aime mieux avoir assez de créativité
pour que mon contenu ne soit pas trop dilué et pouvoir
continuer à avoir le choix de faire les événements
qui me tentent.
PJ : C'est presque ça. Je produis des événements
à plein temps depuis plusieurs années et les
anime également.
Quel est ton emploi régulier présentement
?
CM : Coordonnateur Régional des événements
Mont-Sainte-Anne Stoneham.
ND : J'ai une compagnie de publicité, j'agit comme
directeur de production.
OJ : Danseur érotique pour femmes millionnaires seulement
âgées entre 20 et 35 ans. Toutes trempes s’abstenir.
C’est difficile la vie de mannequin you know. Être
beau comme moi, c’est dure. (Vendeur d'assurances)
PJ : Je possède PRO AM Productions Inc, une compagnie
qui produit des événements de sports d'action
et je suis annonceur et animateur tv.
Est-ce que ces événements ce négocies
en contrat de votre part ou simplement un tarif horaire instauré
par la compagnie/la station ?
CM : Tâche connexe !
ND : Ça dépend essentiellement de l'envergure
de la compétitions. Il m'arrive de le faire pour une
bouchée de pain ou même pour le plaisir, et d'autres
fois ça peut s'avérer plus payant.
OJ : Dépendamment de qui fait l’événement.
PJ : Ça dépend. Des fois un budget est déterminé
et offert par la production alors on a qu'à accepter
si ça nous convient. D'autres fois, soumission/contrat.
De combien à combien peux donner une journée
complète régulière d'animation ?
Moyenne commune : 0$-une bière-250$-500$-voyage tout
payé
Croyez vous que les américains qui animes
tout comme vous gagne beaucoup plus ?
CM : du pareil au même je crois mais il y a toujours
plus de cash avec les Anglophones.
ND : Dingo doit faire plus d'argent que moi j'en suis sûr.
OJ : Probablement.
PJ : Plus l'événement est d'envergure (nombre
de spectateurs, visibilité, etc...) plus le cachet
augmente. Dans le cas des États-Unis, la population
et le bassin de fans de sports d'action est énorme.
Donc le cachet est ajusté en conséquence.
Selon vous, combien peux gagner annuellement un animateur
d'événements à temps plein au USA ?
CM : 35 000$
ND : Franchement, j'en ai aucune idée
OJ : Sais pas. Sûrement pas des pinottes…
PJ : Des milliards de dollars
...Et un animateur identique mais à la télévision
cette fois ?
CM : 60 000$- 150 000$
ND : Dans les 6 chiffres
OJ : Aucune idée.
PJ : Des centaines de milliards
Aimeriez-vous animer chez les voisins du sud un jours,
ou même en Europe ?
CM : Le voyage n’importe quand, n’importe ou !
ND : Si l'occasion se présente je ne dirais pas non
OJ : Y sont pas prêts pour mon shit yo! Hahaha.
PJ : Pourquoi pas. Voyager est la plus grande richesse.
Quel serait la compétition sur cette planète
que vous aimeriez animé ?
CM : n’importe quoi avec Red Bull
ND : Un slopestyle avec autant de rails que de sauts, dont
on peut voir
OJ : La course de cochons au festival country/western de St-Tite.
PJ : X Games, Olympiques ou même un stop du pro tour
de surf ASP serait malade!
Nommes moi quelques expressions propres à
toi que tu utilise au micro ?
CM : Ride it Bronko (Brad Ewen Style en vélo de montagne)
ND : Le mode d'emploi, la braise en dessous du board, pressé
comme du jus d'orange, signature move, No way you gotta be
kidding me!
OJ : Je marche à 5$ le call dude, t’as-tu de
l’argent? Hahaha. Y va falloir que t’attende que
je publie mon livre. T’auras tout le répertoire
de mes meilleurs calls depuis les dernières années
dedans. Avis aux pas d’inspiration : Don’t
bite my style son. J’ai des brevets sur mes calls fiston
a’ight? Haha.
PJ : Ici je vais laisser de la place à mon "partner
in crime" Charlie pour cette réponse, il va en
avoir de besoin :-) Dans mon cas, c'est l'inspiration du moment...
ouuuuuuuuu.Tu est bien placé pour voir ce qui se passe
sur le terrain...
Comment trouve tu la relève en snowboard actuellement
?
CM : Il en faut plus c’est sur. Je trouve que les gens
ne réalise pas la chance qu’ils ont d’avoir
autant d’événement de qualité à
leurs portes et qu’ils n’y participent plus en
grand nombre comme dans le temps
ND : Très impressionnante! Les jeunes «up and
comers» progressent rapidement et ça signifie
que notre industrie est en santé car ils arrivent à
puiser l'inspiration les faisant progresser.
OJ : Les Québécois, c’est le feu.
PJ : Je dois avouer qu'il était temps que des nouveaux
kids se pointent et viennent pousser dans le derrière
des riders qui sont au top ici depuis quelques années.
Ça fait évoluer le niveau des riders déjà
présents! Dernièrement, il y a de plus en plus
de nouveaux noms et ils sont en feu. Ça fait du bien.
Quels sont tes commentaires concernant le snowboard
au Québec ?
CM : Je souhaite longue vie au sport et plus de 9% de relève
par année minimum pour comblé la perte des baby-boomers
ND : Si chaque hiver pouvait être comme celui que nous
vivons présentement, je serais bien moins jaloux des
conditions de l'ouest.
OJ : Lâchez-pas les kids ! Vous pétez toute
partout à travers la planète en ce moment!
PJ : Les Kébékers se sont toujours démarqués
sur la scène nationale et même internationale
et je crois que ça se poursuivra. Nos conditions sont
difficiles et deviennent par conséquent la meilleur
place d'entraînement. En plus que nos set up de rails
"naturels" dans nos villes sont top et reconnus
à travers l'Amérique.
Une idée magique à apporté au
publique pour nos snowparcs ?
CM : Participé pour garder en vie la scène
ND : Abolir la réglementation du casque :)
OJ : Installer des abreuvoirs où coule du jus de pamplemousse
à l’entrée. Mmmmm!
PJ : Des zones d'atterrissage en poudreuse. Bonne chance.
Ce que tu aimes le plus dans le snowboard ?
CM : Laid back attitude
ND : Le fait d'être libre et laissé à
soi-même sur la montagne. Il y a tellement de plaisir
à voir avec si peu de chose, que ce soit le plus petits
saut de bord de piste ou le mini ligne de poudreuse du sous-bois,
ce sport laisse tellement d'espace pour la créativité!
OJ : Y’a pleins de choses: déconner avec les
chums, essayer un nouveau truc, stomper, tracer de la pow,
la mousse froide après la session. J’aime tout
simplement aller rider, ça me fais sourire à
chaque fois.
PJ : Enlever mes bottes et rider le printemps.
Dernière note ?
CM : Keep on the good work, merci de la tribune au plaisir
de rider avec vous.
ND : -
OJ : Snowboarding will always be there for you. Be there for
snowboarding if ever it needs you too.
PJ : Proposition de slogan pour le SBQ : Un site dédié
et spécialisé qui s'occupe professionnellement
de la scène du snowboard au Qc ! Merci : Je suis vraiment
gâté, depuis plusieurs années, Volcom
m'habille, Vans me chausse et Spy makes me look good! Merci
Jee et Dré, Jon et Guert, Dave et Karl.
Merci de votre temps les gars.
Je vous souhaites à tous un bel hiver 2008 avec ses
records de neige et on se croise prochainement.

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